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Dans la série, j'aime mes vynilles, aujourd'hui place au maitre, que dis-je, au roi, Mr Duke Ellington himself !
L'album présenté, The great Paris concert, est un petit bijoux de musique enregistré à l'Olympia en 1973. Je passe sur l'émotion vécue rien que pour sortir le disque, le poser sur le plateau, et lui présenter le plus délicatemment possible le diamant d'où jaillira le son : fidèle, puissant, envoutant, avec un petit sifflement, un soupir, comme la réspiration d'un orchestre, comme si cet orchestre était là, devant vous, dans votre salon.
Ce soupir, ces petits craquements, c'est ce qui fait tout le charme des vynilles, c'est ce qui fait que pour rien au monde je n'échangerais ma collection contre les nouveaux supports numériques.
Mais revenons en à Mr Duke, si vous le voulez bien.
Une musique vivante et limpide, mélange d'improvisation et de virtuosité, le tout avec en toile de fond un rire gargantuesque, celui du maitre.
Un rire qui a lui seul constitut une mélodie qui vous emporte !
La musique est à l'image de l'homme ; joviale, conviviale, entraînante et pourtant terriblement belle, avec des alchimies que l'on ne trouve que dans les "bands" et chez les virtuoses, capable de tout jouer, et pourtant ils font des merveilles avec deux notes...
Un pure plaisir, à déguster sans modération.