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Les inénarrables aventures de MrLeroux 3
Lorsque nous avions laissé MrLeroux, ce dernier ce trouvait dans l'ascenseur qui devait le mener face à son destin. Après avoir mené à bien le périple devant le mener à l'institut des dames en blanc, notre héros avait triomphé de la première épreuve, à savoir les formalités administratives.
Il put ainsi pénétrer dans la cage d'acier qui devait le mener au quatrième étage, chambre 408. C'est en ce lieu confiné que devait se dérouler la suite de ses aventures.
A peine les portes s'ouvraient que MrLeroux se précipitait hors de cette ventripotente machine du diable. Il fut tout d'abord surpris par l'espèce de petit coin salon installé juste en face de la porte d'ascenseur. Rapidement il identifia ce qu'il avait pris pour un petit salon : en réalité une salle d'attente agrémentée de quelques magazines usagés aux couvertures fatiguées par les affres du temps.
Après un rapide coup d'oeil, MrLeroux repéra le bureau d'accueil du service, peuplé d'une multitude de dames en blanc enfermées à l'intérieur. De peur de déranger, MrLeroux attendit. Et oui, timidité oblige, impossible pour lui de déranger à ce qui ressemble un réunion. Sans doute une réunion de service très importante pour la bonne marche de l'institut. Une de ces réunions de travail dont l'agitation commune de cerveau accouche de quelques notes de services épatantes, et d'une bonne grosse migraine collective !
Après quelques minutes, onze minutes et trente sept secondes pour être précis, MrLeroux remarqua la petite sonnette, à peine visible, en bas à gauche de la porte, peinte de la même couleur que le mur, que seul un oeil avisé pouvait déceler. Après étude de la sonnette, il s'avérait que le mode d'emploi était écrit dessus, mais alors en tout petit, à la va vite sur un morceau de scotch. « Pour les entrées sonnez ici »...
Non mais on n'a pas idée aussi de cacher les sonnettes ! Pas grave, ce n'est que reculer pour mieux sauter MrLeroux, courage.
Après mûre réflexion sur les conséquences possibles de son geste, pesant longuement le pour et le contre, MrLeroux se décida enfin à sonner. Quelques secondes suffirent pour qu'une charmante femme en blanc vienne lui ouvrir afin de s'enquérir de la raison ce sonnetage...
MrLeroux expliqua par le menu les raisons de sa venue au sein de cet institut à la renommée internationale. Il s'empressa également de lui remettre les documents précédemment remis par l'autre femme en blanc, mais si, souvenez vous, celle de l'accueil pour les formalités administratives...
Éclairée par les explications confuses du patient, elle installa MrLeroux dans la chambre 408, coté porte. Et oui, il s'agissait d'une coquette chambre double, encore inoccupée pour le moment. Deux lits donc, pouvant être séparés par un léger rideau de toile des plus esthétiques. Entre les deux lits, une télévision écran plat du plus bel effet. A défaut d'être allumée, elle pouvait servir de miroir grâce à son écran avec effet laqué. Deux grandes armoires indépendantes et fermant à clefs complètent le mobilier. Sans oublier bien sûr, deux tables de nuit à roulettes et modulables avec téléphone incorporé.
Le coin sanitaire était plus spartiate. Une petite cabine de douche, un cabinet de toilette suspendu, un petit evier avec au dessus un petit miroir, et c'est tout.
Fonctionnelle et sobre, sans être totalement froide, MrLeroux décida tout de même d'agrémenter la décoration d'une petite touche somme toute personnelle. Il sorti de son sac quelques photos que sa femme y avait glissé un petit cadre, et quelques livres, et quelques instants plus tard, la petite table de nuit s'était transformée en mini bibliothèque avec photo de femme et enfant. Y a pas à dire, s'approprier un endroit tient parfois à de tous petits rien. Merci ma femme !
Après l'installation, MrLeroux devait encore rencontrer une dame en blanc pour les menus des repas, une autre pour connaître le déroulement des opérations et le choix du plan d'attaque, et encore une dernière pour expliquer le fonctionnement du service.
Puis, se retrouvant seul dans le silence de sa chambre, alors que depuis qu'elle avait commencé, cette journée n'avait été que vacarme, agitation et étourdissement, MrLeroux fut envahi par la lassitude et la fatigue, tant et si bien qu'il décida de s'accorder un moment de repos bien mérité, car il le savait, la journée promettait encore d'être longue.
Nous allons pudiquement laisser ici le cours de notre récit, afin que MrLeroux puisse se reposer, mais soyez assuré qu'à son réveil ses inénarrables aventures reprendront de plus belle !
A bientôt donc pour la suite des rocambolesques aventures de MrLeroux.