James Ellroy est le spécialiste du roman noir qui swingue et qui saigne, dixit le quatrième de couverture de ses livres.
Tijuana mon amour est de cette même vaine, une histoire écrite dans un style inimitable, prenante et déroutante, nous bringueballant au gré du Los Angeles des années 50.
Plus qu'un roman, une nouvelle à lire d'une traite, tant le rythme et soutenu. Les mots sont autant de coups assénés au lecteur, l'enrênant toujours plus loin dans les bas fonds du société sclérosé par les moeurs dissolues, les drogues, l'alcool et les scandales...
Bienvenue dans le Los Angeles des années 50, au coeur du "star system" peuplé d'étoiles filantes, illuminant le ciel avant de s'écraser lamentablement, ou seul quelques escrocs plus avisés que les autres réussissent à se transformer en étoile...
Entre un Franck Sinatra libidineux et une Ava Gardner sulfureuse, Danny Getchell, rédacteur en chef de L'indiscret journal d'information tenant plus du tabloïd apte à l'allumage d'un bon feu de cheminée que du Times, vivant de scandale et d'esbroufe, alcoolique à ses heures, toujours sur la brefs pour un bon scoop bien fumeux, trouble et fangeux... Du grand journalisme d'investigation en somme !
Ayant levé une sombre affaire de pots de vins impliquant Franck Sinatra himself, afin de lancer une jeune artiste dont les talents ne sont pas seulement vocaux, notre intrépide journaliste entend bien mener l'enquête jusqu'au bout, quelles qu'en soit les conséquences... Si seulement il s'attendait devoir s'enfoncer toujours plus, naviguant entre meurtres et braquages, luxure et beuverie, notre héros est prêt à tous les sacrifice, y compris à donner de sa personne !
Un véritable feu d'artifice littéraire, mené tambours battants par un maître du roman noir. A lire d'urgence pour les inconditionnels du genre, et pour les autres, un bon moyen de découvrir un auteur incontournable en son genre !